Scène Musicale Mobile

Direction artistique Alexis Thépot


Errance à la rubalise

Création 2021 (en cours)

Espace public - Spectacle en déambulation

Tout public

Depuis plusieurs spectacles la compagnie Scène Musicale Mobile parle de légèreté, de "délestage" de "décroissance", mais à chaque fois, les scénographies qui ont porté ce propos se sont révélées lourdes en termes d'installation de matériel.

L'idée d'Errance, est venue à Alexis Thépot alors qu’il marchait avec sa fille de deux ans dans les rues du festival d'Aurillac.

Il s’est donné comme objectif de la suivre, sans prendre aucune décision de direction, en se laissant uniquement guider par elle.

Il s’est retrouvé non pas devant des spectacles mais devant des poubelles, des entrées d'immeubles, des recoins de toutes sortes qui a priori ne présentaient aucun intérêt si ce n'est celui du jeu et des potentialités d'interactions. Ils ont suivi des passants, observé des détails improbables avant de trouver une grande rubalise qui permettait de faire une sorte de fil d'Ariane pour se retrouver au milieu de la foule tout en se laissant une distance autonome et ainsi jouir d'une expérience personnelle de l’environnement.

La situation était si cocasse, qu'elle en est devenue une performance, les passants curieux croyant que leur cordée était une déambulation.

C'est la genèse du projet "Errance" (avec une rubalise).

 

Déambulation en espace restreint "à priori" sans intérêt...

L'idée du spectacle est de recréer cette déambulation cirque in-situ avec un acro-danseur-flâneur, un musicien, un comédien-clown et cette rubalise qui comme un fil conducteur, relierait, et emmènerait le public vers des explorations improbables dans leur environnement. (Bibliothèques… toute sorte de lieux non dédiés…)

Le lieu choisi est volontairement "sans intérêt particulier". (On se chargera de trouver les détails qui le rende unique).

Ce n’est pas une déambulation avec un long parcours, mais bien une flânerie dans une seule pièce (voir deux en comptant le couloir et les toilettes).

Nous allons chercher le détail, ce qui nous permettra de réaliser peut-être deux voire trois fois le même circuit à un mètre d’intervalle : d’abord attiré par la déchirure du lino puis par le tas de poussière oublié, mais surtout l’entre deux, le banal.

Voici un plaisir immense que je perçois particulièrement ces jours par la conjugaison du confinement et de l’enfance : réinventer notre vision sur le monde à chaque instant grâce à l’imaginaire, la candeur, et la variation des points de vue.

Comment un enfant peut-il passer autant de temps dans un bac à sable, ou dans une cabane de 1m2 ?

Il s'agit de métamorphoser l'espace réel qualifié de "sans intérêt" (couloirs, recoins, marche d'escalier, lézardes, motif de papier peint, tas de poussière, reflets, ombres, cimetière de chewing-gum) souvent ignoré et invisible à l'adulte - car simple endroit de passage, de transition entre un point A et un point B dignes eux d'intérêts - par le biais d'un imaginaire débridé déployé par la parole, le son et le corps. Imaginaire nourri des regards atypiques nouvellement portés sur telles ou telles choses, qui révélera les couches cachées du réel.

Nous cherchons l’émerveillement devant le banal, "l’anti scoop", tels des archéologues spécialisés dans l’inutile.

 

Le public

Le spectacle propose aux spectateurs des langages imaginaires qu'ils dévoilent et élèvent notre perception prosaïque et étriquée vers des sommets enfantins.

Mettant le spectateur en situations actives, (allongé, l’oreille collé au mur…, la tête en bas, pas trop longtemps) Nous comptons travailler sur la sensation du toucher, le son sur et les manipulations d’objet in situ, avec une attention particulière sur le frottement.

Il s'agit de déployer ses ailes d'éléphants, qui dorment dans chaque corps, sans tomber dans le merveilleux à tout vent, toujours en s'appuyant sur ce que raconte une situation, le pendant de l'ordinaire des lieux…tendre l'oreille à la manière de Fred et de ses lettres-îles de l'océan atlantique.

La rubalise joue ici le rôle de sentier à défricher, de déclencheur à déchiffrer, de focale inouïe pour trouver des détails propices au jeu et à l'émerveillement en dehors des sentiers battus. Trouver de nouveaux points de vue sur ce qui nous entoure par le biais de cette rubalise fil conducteur qu'il faudra suivre dans les moindres recoins : Impliquer et provoquer les spectateurs pour attiser leurs curiosités et leurs espiègleries.

Co-productions, résidences en cours de recherche.

 

DISTRIBUTION

Écriture : Alexis Thépot et Thomas Valentin
Interprètes : Jeu-clown : Thomas Valentin. Acrobatie-danse : Jose Daniel et Pierre Bertrand. Acrobatie : en cours.
Musique : Alexis Thépot.
Regard extérieur : Olivier Debelhoir, Pierre Déaux, Remi Luchez.

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